Pull the pin : L’évolution d’un renouveau (part1)

10 mars 2008

Cela fait maintenant 11 jours que les Stereophonics se sont produits au Grand Rex pour promouvoir leur dernier opus “Pull the pin” (désolé de ne pas publier plus tôt, mais partiels/projets obligent :P). Un concert sensationnel ! Ceci dit, lors du spectacle, on aurait pu se demander si un nouvel album était sorti…

Stereophonics : the band

En effet, le groupe façonne toujours la musique de manière irréprochable, mais il semble s’asseoir désormais un peu trop sur ces singles “phares” si bien que le contexte et le concept de l’album s’efface derrière un concert “best-of”. Petite décéption donc, parce que c’est cette dynamique novatrice accompagnant chaque nouvel album que l’on aime tant, et ici, cela passe un peu inaperçu en live. De plus, la configuration et l’aspect scènique restent les même qu’il y a 2 ans : c’est la feignant’ attitud’.

C’est dommage car le groupe avait déjà bien posé le concept de “Pull the pin”. Rien que la pochette de l’album donne bien le ton en exposant 2 bouches tenant l’une et l’autre une goupille de grenade (pull the pin = “dégoupille!” = soyons fous!). Le tout est à la fois glamour et abrasif. Avec un sublime jeu de couleurs sur les lèvres teintées de violet et de jaune. L’ensemble est d’une qualité surprenante alors que la composition ne fonctionne que sur cet étonnant montage ! On notera également l’emploi d’une police de caractère très moderne et très glossy tout comme ces lèvres si pulpeuses.

Pull the pin

Les singles restent sur cette orientation graphique bien sûr, jouant pas mal sur le hors-champ assez peu convoité dans le domaine des covers, avec juste une partie du corps visible (les bras ou le bassin ici) exposée avec une peau d’albinos (vive les saturations) en plein contraste avec le noir très manifeste du background. Cela avec juste une petite touche de couleur à un endroit qui fait que le rendu est impeccable, très soigné…et aussi très choquant.

It means nothing (single)

My Friends (single)

Les Stereophonics s’appliquent ainsi à un style non empreinté, osé, qui correspond finalement bien à la musique qu’ils offrent en mêlant violence et délicatesse avec un savoir-faire indiscutable.

Je vous conseille par ailleurs de jeter un oeil au site web du groupe, forgé sur le concept de la pochette (peut-être un peu trop d’ailleurs..). Très clean, soigné, aucun effet trash ou délavé auxquels on pourrait s’attendre de la part d’un groupe de rock. Non non, pas de stéréotype chez les Stereophonics :P . Au lieu de ça, on cotoie une image fine et élégante, une ergonomie simple, on se croirait presque sur un site de produits de luxe, ce qui est assez contrasté avec l’idée d’une grenade vous remarquerez. Ahh, c’est qu’il en faut du boulot pour se démarquer des clichés du rock ! Et les Stereophonics, eux, y parviennent remarquablement bien !

Ainsi on pourrait croire que le groupe se crée ainsi une nouvelle identité, mais ce serait faire une conclusion un peu hâtive…

(la suite au prochain épisode ahah… hum, la suite sera publiée dans quelques jours, un peu de patience).

Un commentaire pour “Pull the pin : L’évolution d’un renouveau (part1)”

  1. Gilles Seiller dit :

    Hello,

    Je me demande si le bras tatoué de la photo n’est pas celui de Janine Lindemulder, actrice porno et surtout infirmière sur la pochette de “Enema of the states” de Blink 182 ?

    Ca serait amusant qu’elle soit à nouveau sur une pochette rock.

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